mardi 21 janvier 2014

L'Inde veut exporter son sucre sur un marché mondial déjà saturé

L'Inde va subventionner les exportations de sucre pour assurer un revenu aux paysans. Décidément, le marché mondial du sucre déborde.

Un commerçant de canne à sucre au marché de gros de Chennai, en Inde, le 12 janvier 2014.

Le sucre de l'Inde va bientôt se déverser sur le marché mondial, ce qui risque d'aggraver encore le déclin des cours mondiaux. L'Inde n'a pas l'habitude d'exporter du sucre. Généralement, la production nationale, pourtant deuxième récolte au monde, a plutôt du mal à contenter les Indiens, premiers consommateurs de sucre de la planète. Mais depuis deux ans, la mousson fait des merveilles dans les champs de canne de l'Uttar Pradesh : la production indienne de sucre a dépassé 25 millions de tonnes deux années de rang, c'est bien plus que les besoins des Indiens. Avec un stock de près de 9 millions de tonnes de sucre cumulées, le marché indien est saturé, les prix indiens du sucre raffiné se sont du coup effondrés et, avec eux, les marges de l'industrie du raffinage. Car ces raffineurs indiens achètent la canne à sucre aux paysans à un prix fixé à l'avance par chacun des Etats. Au bout du compte, l'industrie sucrière indienne est endettée vis-à-vis des paysans, elle ne leur a versé que la moitié de leur dû depuis octobre 2012. 

Mais 2014 est une année électorale, le vote paysan est crucial, le paiement des arriérés qu'on leur doit également ! C'est pourquoi le gouvernement de New Delhi a coup sur coup décidé deux mesures pour soutenir l'industrie sucrière : l'équivalent d'un milliard de dollars de prêt sans intérêt aux raffineurs ; et le 16 janvier dernier, l'annonce d'un soutien aux exportations de sucre non raffiné, qui pourraient, espère l'industrie indienne, trouver preneur auprès des raffineries étrangères, de plus en plus nombreuses, par exemple en Afrique. En résumé, des subventions pour combler l'écart entre les coûts indiens du broyage et les cours mondiaux très déprimés. Jusqu'à 4 millions de tonnes de sucre brut indien pourraient rejoindre le marché international, déjà submergé par les récoltes pléthoriques du Brésil et de la Thaïlande. Les prix mondiaux du sucre vont continuer de fondre, ils ont déjà perdu la moitié de leur valeur en deux ans et demi.
Source : R.F.I, le 16/01/14

Quand 1 % de la population détient 50 % des richesses mondiales

Les inégalités économiques se sont accrues depuis le début de la crise, constate lundi l'ONG Oxfam dans un rapport publié à la veille de l'ouverture du Forum économique mondial de Davos. Près de la moitié des richesses mondiales sont aux mains de 1% de la population.


L’édition 2014 du World Economic Forum de Davos débute cette semain

La question des inégalités sera au cœur du prochain Forum économique mondial de Davos qui se déroule du 22 au 25 janvier prochains dans la station suisse . Dans son rapport intitulé « En finir avec les inégalités extrêmes » publié lundi sur son site français, l’Oxfam , une organisation non gouvernementale (ONG), apporte sa pierre à l'édifice en montrant que les inégalités se sont encore accrues dans la plupart des pays depuis le début de la crise en 2008.

« Même si la crise a momentanément entamé la part des richesses mondiales détenues par les plus riches, ces derniers se sont depuis largement rattrapés", indique ce rapport. Près de la moitié des richesses mondiales sont aujourd'hui détenues par 1% de la population ( contre 2 % avant la crise ), pointe l'ONG en soulignant que les 85 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population.

Ces 1% les plus riches _ leur richesse est évaluée à 110 trillions de dollars _ ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012 (voir le Top 10 des milliardaires en 2013 ). Près de 7 personnes sur 10 vivent dans un pays où l'inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années, rapporte Oxfam (voir l’étude ci-dessous).


Les 1% des personnes les plus riches en Chine, au Portugal et aux États-Unis ont plus que doublé leur part de revenus national depuis 1980. L'Europe ne fait pas exception. La fortune combinée des 10 personnes les plus riches d’Europe (217 milliards d'euros) dépasse le coût total des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne entre 2008 et 2010 ( 200 milliards d'euros). Même dans les pays réputés plus égalitaires comme la Suède et la Norvège, la part de revenus allant aux 1% les plus riches a augmenté de plus de 50%. De quoi apporter de l’eau au moulin du Forum économique mondial a identifié les disparités de revenus grandissantes comme un risquepour les progrès humains

Déréglementation financière

LOxfam impute notamment l’aggravation des inégalités à la déréglementation financière, aux systèmes fiscaux biaisés et à l'évasion fiscale. Ainsi, depuis la fin des années 1970, 29 des 30 pays pour lesquels Oxfam dispose de données appliquent un taux marginal d'imposition plus faible pour les tranches les plus riches de la société, ce qui s'accompagne très souvent d'une hausse des revenus avant impôt pour le 1 % en haut de l’échelle.

Elle dénonce également la confiscation des recettes issues du pétrole et de l'extraction minière, des ressources vitales qui échappent aux budgets nationaux. Selon les données de la Banque mondiale, les sommes détenues offshore s'élèveraient à 18,5 trillions de dollars contre 15,8 trillions pour le PIB des Etats-Unis "Les inégalités économiques extrêmes aggravent d'autres inégalités et ont des conséquences négatives sur l’économie et la réduction de la pauvreté tout en exacerbant les problèmes sociaux. D’un côté, les profits des entreprises, les salaires des dirigeants et les transactions boursières battent chaque jour de nouveaux records, et ne montrent aucun signe de ralentissement, tandis que de l’autre, le chômage et la précarité augmentent", souligne Sébastien Fourmy d’Oxfam France. Un rapport de l’Organisation Internationale du Travail également publié lundi chiffre à près de 202 millions le nombre de chômeurs dans le monde en 2013.

Oxfam établit enfin un lien entre les inégalités économiques extrêmes et la confiscation du pouvoir politique par une riche élite qui ne gouverne que pour servir ses intérêts. Alors qu'une autre étude, réalisée par WealthInsight pour le magazine "Spear", prédit une explosion du nombre de millionnaires en 2014 _ leur population devrait bondir de près de 500.000 rien qu’aux Etats-Unis _ l'ONG tire la sonnette d'alarme : "Sans une véritable action pour réduire ces inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, comme sous l'Ancien régime. Nous vivrons alors dans un monde où l'égalité des chances ne sera plus qu'un mirage", conclut-elle.

Source : Les Echos, 20/01/14

Les enseignes se rebellent contre les centres commerciaux

Les magasins se plaignent du niveau des loyers et des charges. Ils attendent beaucoup du projet de loi Pinel. En 2013, la fréquentation des centres commerciaux a diminué de 1,7% et le chiffre d’affaires de 1,6 %.

Les enseignes se rebellent contre les centres commerciaux.

Ce n’est pas le projet de loi le plus médiatique mais, le 28 janvier, Sylvia Pinel, la discrète ministre du Commerce, présentera à l’Assemblée un projet de loi du commerce visant à « garantir l’équilibre des relations entre bailleurs et commerçants », c’est-à-dire entre les enseignes et les propriétaires des murs de leurs magasins, notamment les centres commerciaux. Le texte prévoit, entre autres, la généralisation au centre-ville de l’ILC, l’indice des loyers commerciaux, en lieu et place de l’ICC, l’indice des coûts de construction, qui épouse la volatilité des matières premières et la possibilité de lisser les hausses de loyer sur plusieurs années (la hausse annuelle ne devra pas dépasser les 10 %).


Pour les enseignes, au-delà de mesures techniques sur la question, elle-même complexe, des baux commerciaux – domaine où le classique 3-6-9 est loin d’être la règle –, c’est l’occasion de monter au créneau pour protester contre l’inflation des loyers et des charges. Dans un communiqué commun, l’Alliance du commerce – pour les principales chaînes de vêtements (Zara, H&M, La Halle, etc.), de chaussures, les grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette) comme les autres grandes enseignes du centre-ville (Monoprix, C&A) – et Procos, fédération rassemblant 260 enseignes (dont Darty, Décathlon, Conforama, la FNAC) appellent à « améliorer la situation des commerçants ».
Crise et concurrence de l’e-commerce


Sont en jeu, les hausses de loyer, mais surtout celles des charges qui ont progressé de 20 % à 30 % depuis 2007. « Aujourd’hui, le loyer, les charges et les taxes afférentes à la surface de vente représentent 15 % du chiffre d’affaires et sont parfois supérieures aux frais de personnel des magasins, explique Claude Boulle, président exécutif de l’Union du centre-ville, l’une des trois composantes de l’Alliance du commerce. Alors que, sous l’effet de la crise, la fréquentation des centres commerciaux baisse, tout comme les ventes des magasins. » De fait, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) a reconnu la semaine passée que la fréquentation des « malls » avait diminué , pour la deuxième année d’affilée, de 1,7 %, et le chiffre d’affaires global du secteur de 1,6 %.


De son côté, Procos a réalisé une enquête indiquant que, pour la première fois, les enseignes allaient peut-être, à l’avenir, ouvrir moins de points de vente qu’elles n’en fermeront. « Nous sommes à une période où chaque magasin d’une chaîne est considéré comme un centre de profit à part, résume Pascal Madry, directeur de Procos. L’époque où les enseignes conservaient des unités non rentables pour faire des économies d’échelle est révolue. » Conséquence : si la vacance globale des centres commerciaux demeure stable, à 5 %, celle des centres ouverts depuis 2000, notamment en centre-ville, s’accroît et peut aller jusqu’à 11 %, affirment les enseignes. Crise et concurrence de l’e-commerce oblige, les intérêts des enseignes et des promoteurs de centres commerciaux ne sont plus aussi alignés qu’autrefois.


Les commerçants ne veulent plus fermer les yeux sur les hausses de charges que les foncières comme Unibail ou Klépierre leur imposent de payer. « Nous ne voulons plus payer les gros travaux d’infrastructures qui incombent aux seuls propriétaires, déclare Claude Boulle. Nous souhaitons la transparence totale avec la publication de toutes les pièces justificatives sur un extranet, centre par centre. » « Dans l’immobilier commercial, où les projets de créations de surfaces nouvelles sont encore nombreux, note un expert du secteur, il existe un phénomène de bulle. Pour éviter son explosion, les bailleurs doivent lâcher du lest. »

Source : Les Echos, 20/01/14

DIAPORAMA : Les centres commerciaux dernier cri

vendredi 17 janvier 2014

Les centres commerciaux français ont souffert en 2013

L’activité des enseignes de biens culturels implantées dans les «malls» a fortement chuté l’an dernier dans l’Hexagone.
La fréquentation des centres commerciaux s’est inscrite en repli de 1,7% en 2013. 



La crise, mais surtout la concurrence du e-commerce, commencent à peser sérieusement sur l’activité des centres commerciaux français, justifiant le recentrage de la plupart des grandes foncières sur les meilleurs d’entre eux. Selon un premier bilan – les chiffres de décembre ne sont pas encore totalement arrêtés – établi par le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), la fréquentation s’est inscrite en repli de 1,7% sur 2013.


Les chiffres d’affaires baissent, quant à eux, de 1,6%. « Ce recul de l’activité est constant depuis 2011 », a indiqué mardi le délégué général, Jean-Michel Silberstein. En 2012, la fréquentation avait déjà chuté de 1,1% et les ventes de 0,2%.
Les magasins culturels ne sont plus des locomotives


En 2013, ce sont les grandes surfaces spécialisées (GSS), notamment en culture et loisirs – les plus touchés par « l’effet Amazon » –, et les cœurs de ville qui ont le plus souffert, avec des baisses d’activité de, respectivement, 3% (dont 8,9% pour le seul secteur de la culture) et 4,3%. Des évolutions que confirme le projet de fermeture par la FNAC de deux de ses magasins , à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse, et à Villiers-en-Bière, en région parisienne, deux gros centres commerciaux de périphérie.


Les boutiques de moins de 750 mètres carrés (–1,2%) et les secteurs de la beauté-santé (+ 1,1%) et de l’équipement de la personne (+ 5,2%) ont mieux résisté. « Les enseignes de biens culturels ne jouent plus leur rôle de locomotive, notamment dans les centres commerciaux de centre-ville », a résumé Christian Dubois, directeur général de Cushman & Wakefield France lors de la conférence de presse donnée à Paris par le CNCC.
Mauvais mois de décembre


La fédération d’enseignes Procos confirme, elle aussi, outre la baisse tendancielle de la fréquentation des centres commerciaux, le déclin des GSS. Son baromètre sur le commerce spécialisé affiche une baisse d’activité de 0,9% pour 2013, et de 2,8% pour le seul mois de décembre. Et ce sont bien les grandes et moyennes surfaces qui tirent l’indice vers le bas, avec pour l’année une diminution de leur chiffre d’affaires de 1,4%, contre seulement –0,7% pour les boutiques.

En revanche, Jean-Michel Silberstein, du CNCC, a souligné que « quoi qu’on ait pu dire ces derniers mois, le concept d'hypermarché reste solide ». Il s’est en outre déclaré «relativement optimiste » pour 2014. « On a atteint un plancher, on ne va pas descendre plus bas », a-t-il déclaré.
Reports d’ouverture

Signe des temps, malgré l'inauguration de sites spectaculaires comme Aéroville, près de l'aéroport Charles-de-Gaulle , ou Beaugrenelle, à Paris , l'année 2013 a été marquée, note Cushman & Wakefield par un nombre croissant de reports d’ouvertures de centres et de parcs d’activité commerciale. Seuls 58 % des ouvertures prévues ont eu lieu. Du côté de la fédération d’enseignes Procos, on constate la même tendance à « l’étalement dans le temps des projets ».



Source : Les Echos, 16/01/04

Budget : le déficit de l’Etat plus lourd que prévu en 2013


Le déficit de l’Etat a atteint 74,9 milliards, soit 2,7 milliards de plus que prévu. La maîtrise des dépenses ne compense pas les moins-values fiscales.



« La dépense publique a été maîtrisée en 2013 puisque l’Etat aura dépensé moins que ce qui avait été voté par le Parlement », avait indiqué François Hollande mardi. Les chiffres de l’exécution budgétaire 2013 vont le confirmer. L’ensemble des dépenses de l’Etat sont en baisse de 3,4 milliards d’euros par rapport à l’objectif voté en loi de Finances initiale. La discipline a même été meilleure qu’attendu en fin d’année puisque les dépenses sont inférieures de l’ordre de 600 millions par rapport à ce qui était anticipé à l’automne (lors du collectif budgétaire). Cela s’explique par un pilotage au plus près des dépenses des ministères (la masse salariale des fonctionnaires d’Etat est stabilisée), mais aussi par une moindre charge de la dette et des pensions (avec des départs à la retraite inférieurs aux attentes).


Une nouvelle de bon augure au moment où le chef de l’Etat a mis le cap sur les économies pour réduire le déficit et financer la baisse des charges des entreprises. Mais une nouvelle qui ne fait que limiter le dérapage du déficit budgétaire. Celui-ci atteindra 74,9 milliards d’euros. Cela représente une baisse de 12 milliards d’euros par rapport à 2012, mais c’est 2,7 milliards de plus que prévu lors du collectif. On est donc encore plus loin de l’objectif initial du budget 2013 (62,3 milliards).
Risque sur le déficit public


Car les recettes fiscales, elles, ne sont pas au rendez-vous. Les moins-values n’auront pas été de 10,8 milliards l’an dernier, mais de… 14,3 milliards d’euros, soit une nouvelle moins-value de 3,5 milliards par rapport au collectif. La fin de l’année a été particulièrement décevante du côté de l’impôt sur les sociétés (2,5 milliards de moins que prévu dans le collectif) et de l’impôt sur le revenu (1,8 milliard de moins). La polémique va repartir de plus belle sur l’efficacité des hausses d’impôts décidées pour 2013. Les recettes de TVA sont en revanche un peu meilleures que prévu (+ 0,6 milliard), ce qui nuance l’analyse quant à l’évolution de la conjoncture.


Ce dérapage du déficit budgétaire fait évidemment porter un risque sur le déficit public. Intégrant également les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités locales, il est censé être ramené à 4,1 % de PIB fin 2013, après 4,8 % en 2012. Le chiffre ne sera publié par l’Insee que fin mars, mais l’aléa est clairement négatif. L’exécutif ne devrait pas pour autant modifier sa prévision à ce stade. D’autres indicateurs vont en effet dans le bon sens, à l’instar des dépenses d’assurance-maladie, qui devraient être inférieures de plus de 1 milliard d’euros à l’objectif voté (alors que Bercy tablait jusque-là sur 500 millions).


Une chose est sûre, la discipline sur les dépenses sera encore plus incontournable en 2014 et même jusqu’à la fin du quinquennat. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, l’a rappelé jeudi aux ministres dans une « lettre de méthode » sur la procédure budgétaire. « Nous devrons dégager au moins 50 milliards d’euros d’économies par rapport à l’évolution spontanée de la dépense publique sur les années 2015-2017. »


Vu l’ampleur des économies à trouver, le calendrier est avancé. Avec en avril « une lettre de cadrage précisant, pour chacune des années 2015 à 2017, le volume d’économies » pour chaque ministre. Charge à eux de « proposer des réformes structurelles ».

Source : Les Echos, 16/01/04

mardi 14 janvier 2014

La Redoute : le plan des repreneurs n'évitera pas 1.300 suppressions d'emplois

Nathalie Balla et Eric Courteille ont présenté le 9 janvier leur plan stratégique à quatre ans. Les réductions d'effectifs prévues par le plan de reprise de La Redoute feront appel à un maximum de départs en préretraite ainsi qu'à des départs volontaire.

La Redoute, plan social

Source : Les Echos, 14/01/14

Deezer discute d’un partenariat commercial avec Samsung

Fleur Pellerin aurait facilité les contacts, la semaine dernière au Consumer Electronics Show de Las Vegas, entre la patronne de Samsung pour l’Europe et les dirigeants de Deezer.


Le service de streaming musical Deezer discute d’un partenariat avec Samsung. - DR




Source : Les Echos, 14/01/14